Les sectes existent aussi en inde (malheureusement).

Publié le par Liemmen

Aujourd'hui:

Association internationale pour la conscience de Krishna.


L'association internationale pour la conscience de Krishna (International Society for Krishna Consciousness), couramment appelée par son acronyme anglais ISKCON, est une secte s'inspirant de l'hindouisme et principalement dédiée à la divinité Krishna.

Ce nouveau mouvement religieux fut fondé en 1966 à New York par A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (1896-1977), Indien originaire du Bengale occidental. En France, un rapport parlementaire, publié en décembre 1995, liste l'association parmi les sectes ayant des méthodes visant à « réduire l'esprit critique ».


Le « Maha Mantra »

Le Maha Mantra Hare Krishna
Le Maha Mantra Hare Krishna

Depuis son arrivée dans la deuxième moitié des années 1960, les dévots de Krishna et leurs sympathisants sont visibles dans les rues des grandes villes occidentales au travers de leur chant collectif du Mantra HARE KRSNA. Seuls les dévots confirmés vivant en communauté le récitent en principe 1 728 fois par jour, correspondant en fait à 16 tours de chapelets, 1 tour de chapelet durant moins de 7 minutes.

Hare Kŗşņa Hare Kŗşņa
Kŗşņa Kŗşņa Hare Hare
Hare Rāma Hare Rāma
Rāma Rāma Hare Hare
 

Ce mantra est apparu originellement dans la Kali-saņţāraņa Upanişad.

étant censé être accompagné de la manipulation d'une des 108 perles d'un chapelet en bois de tulasi appelé japa.

Chanter le maha-mantra est appelé, dans la terminologie hindouiste, le japa-mala. Le nombre de 1 728 correspond à 16 « tours » de chapelet, ce qui prend en moyenne deux heures à l'adepte, qui peut répartir ce temps de récitation tout au long de la journée (temps de prière inférieur à la plupart des communautés monastiques chrétiennes). Ce temps de récitation fut « adapté » par A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada pour ses nouveaux disciples occidentaux : le nombre de « tours » de chapelet, dans sa lignée disciplique indienne, était en effet de 64, soit 6 912 récitations du mantra complet, prenant en moyenne 8 heures de son temps au disciple indien.

Le culte ne se limite pas à cette récitation de mantras ; en effet, chaque jour, dans les temples d'ISKCON on assiste à des chants dévotionnels, accompagnés par des percussions (dont le tambour Mridanga), ainsi que des cymbales (les Karalas), le tout devant les Murtis (statuettes colorées représentant Krishna, sa favorite Radha mais aussi Balarama, le frère de Krishna).

Lignée disciplique

Les fidèles de « Srila Prabhupada » se considèrent comme étant la branche « authentique » du vaishnavisme, se réclamant, au travers de leur gourou disparu, héritiers d'une lignée disciplique remontant à Sri Caitanya Mahaprabhu (Bengale occidental, XVIe siècle) et, au-delà, d'une manière qualifiée de « légendaire » par les rationnalistes, à Krishna lui-même, il y a 5 000 ans de cela. La référence donnée est les textes védiques (les plus anciens textes religieux, Bhagavad Gita, Srimad Bhagavatam, etc.) qui découpent chaque période en « Âges » l'actuel étant qualifié de Kali Yuga ou « Âge de décadence » qui verra, toujours selon ces textes, cette époque sombrer dans l'irréligion et la perte de repères moraux essentiels. Selon la doctrine, une des caractéristiques de cet âge demeure l'obsession du « matérialisme » qui, à terme, nuit aux rapports entre humains, entre États, etc. La Bhagavad Gita énonce des principes enjoignant chaque être à « agir en se détachant du fruit de ses actes ».

Interdits

Les dévots vivant en communauté sont, à l'image des moines ou religieux de certaines religions, censés s'abstenir :

  • de toute relation sexuelle illicite (est considérée comme illicite toute relation en dehors des règles du mariage) ;
  • de consommer de la viande et autres produits assimilés à la chair animale (œufs, graisses animales) ;
  • de consommer toute substance excitante (alcool, thé, café, tabac et autres drogues) ;
  • de jouer aux jeux de hasard.

Bhagavad Gita

La Bhagavad Gita est l'ouvrage sacré au centre des cultes rendus à Vishnu - Krishna, la traduction en plus de 75 langues faite à la base par Srila Prabhupada est unique en son genre, puisque c'est la seule de toutes les traductions qui présente chaque verset en calligraphie sanskrite, au dessous duquel se trouve la traduction en sanskrit littéral, puis on retrouve une traduction au mot-à-mot, enfin c'est le paragraphe en langue occidentale suivi d'un commentaire de Srila Prabhupada expliquant le sens et la portée du verset traduit. Le fondement de la Bhagavad Gita – composée de 18 courts chapitres – repose sur le renoncement aux convoitises matérielles du monde, c’est-à-dire « agir en songeant que chaque être est issu de la Personne Suprême et Originelle, Sri Krishna, et en évitant d'être obsédé par l'instinct de compétition, de gain, d'appropriation de biens matériels futiles si courants à notre époque ». Thoreau, Hegel, Gandhi, etc. ont beaucoup encensé la Bhagavad Gita.


Critiques

Ce mouvement a été classé comme secte par la commission d'enquête française sur les sectes [1], estimant qu'il avait « réalisé de substantiels bénéfices commerciaux par le biais d'associations à but soi-disant désintéressé. », que des témoignages avaient été recueilli d'astreintes à un effort physique important visant à « réduire [l'] esprit critique ». La rapport fait aussi état d'« embrigadement des enfants », de « discours antisocial », de « trouble à l'ordre public » (s'appuyant sur les rapports des Renseignements généraux)


Présence

En France, il est présent dans l'Indre (Château d'Oublaisse, nouvelle Mayapura, le château est visité par des milliers de touristes chaque année) ou en région parisienne (Noisy-le-Grand) ou encore en Belgique (Château de Septon Durbuy — Radhadesh avec près de 100 dévots dont la moitié vivent en dehors du centre qui compte désormais une Université Vaishnava) ainsi qu'au travers de petits groupes de fidèles répartis un peu partout en France. Le Mouvement, qui continue son développement sur les cinq continents, semble avoir retrouvé de nouvelles bases en France. Chaque année, en principe le premier ou deuxième week-end de juillet, se tient à Paris le Ratha Yatra, rassemblement qui réunit des milliers de participants, de la Place de la République au quartier de la Chapelle (les Halles).


Liens externes

Sites favorables à l'ISKCON

Sites francophones

Sites anglophones

Sites critiques à l'encontre de l'ISKCON

Sites francophones

Site hispanophone
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